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On m'a dit un jour : "Mais qui tu crois être pour écrire un roman ?"

  • Photo du rédacteur: Jessica
    Jessica
  • il y a 6 jours
  • 2 min de lecture


Je n'ai pas répondu. Parce qu'au fond… je me posais la même question.

C'est ça, le syndrome de l'imposteur. Ce n'est pas quelqu'un d'autre qui doute de toi. C'est toi qui doutes de toi avec une conviction déconcertante.


Il se déguise bien

Il prend la voix de la modestie : "Oh ce n'est pas grand chose." 

Il prend la voix de la prudence : "Je ne suis pas encore prête."

Il prend la voix du réalisme : "Il y a tellement mieux que moi."

Et pendant ce temps, tu n'envoies pas le manuscrit. Tu ne lances pas le projet. Tu attends d'être légitime.

Sauf que la légitimité n'arrive jamais par l'attente.


Ce que j'ai compris avec le temps

Le syndrome de l'imposteur ne touche pas les incompétents. Il touche précisément ceux qui se remettent en question, qui exigent beaucoup d'eux-mêmes, qui prennent leur travail au sérieux.

C'est presque un signe que tu es sur la bonne voie.

Mais il ne faut pas le laisser décider à ta place.


Comment j'ai appris à faire avec

Documenter ses victoires. Un fichier, un carnet : noter ce qui a fonctionné, les retours positifs, les étapes franchies. Pour y revenir quand le doute est trop fort.

Distinguer la voix du doute de la voix de l'intuition. Le doute paralyse. L'intuition oriente. Ce n'est pas la même chose.

Agir avant d'être prête. Pas à la légère, mais accepter que la perfection ne sera jamais le point de départ.

S'entourer de gens qui croient en ce qu'on fait. Pas pour valider en permanence, mais pour ne pas être seule face à sa propre sévérité.


J'ai publié mon premier roman avec cette petite voix qui chuchotait encore : "Et si tu n'étais pas à la hauteur?"

Je l'ai publié quand même....

Parce qu'attendre de ne plus douter, c'est attendre pour toujours.


 
 
 

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