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Syndrome de l'imposteur ?

  • Photo du rédacteur: Jessica
    Jessica
  • 23 juin
  • 2 min de lecture



J'ai dit à ma fille que j'envisageais une formation pour développer mes compétences dans l'édition et les médias.

Mon objectif : proposer des articles sur les sujets que je maîtrise. Un peu de journalisme, en somme.


Sa réponse : « Maman, tu vas prendre le poste de quelqu'un qui a fait des études de journalisme. »

Et là, forcément, je me suis interrogée.


Le syndrome de l'imposteur à 44 ans ?


Parce que sur le papier, je n'ai pas le « bon » diplôme. Mais dans les faits, ça fait des années que j'écris, que je structure, que je décrypte des sujets et que je les rends accessibles.


On a tendance à croire qu'une compétence se prouve par un parchemin signé à 22 ans.

Comme si ce qu'on était capable de faire à la sortie de l'école devait nous définir pour les trente années suivantes.

Mais une compétence, ça ne se fige pas. Ça se construit. Sur le terrain. Dans les imprévus qu'aucun cours n'avait anticipés. Dans les projets qu'on a menés sans personne pour nous dire comment faire. Dans l'envie, surtout celle d'apprendre, de comprendre, d'aller plus loin.


Alors non, je ne prends la place de personne. Je n'enlève rien à ceux qui ont fait ces études, leur parcours a sa valeur, le mien aussi. Un métier ne devrait pas être une chasse gardée réservée à ceux qui ont coché la bonne case à 20 ans.


Il y a de la place pour les trajectoires droites comme pour les chemins de traverse. Pour ceux qui ont appris en cours… et pour ceux qui ont appris en faisant.


Le syndrome de l'imposteur, à 44 ans, c'est peut-être juste le signal qu'on s'apprête à oser quelque chose qui en vaut la peine.


Et vous, combien de fois avez-vous renoncé à une envie parce qu'on vous a fait croire que ce n'était « pas pour vous » ?

 
 
 

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